L’industrie de l’anime au Japon est confrontée à une crise silencieuse mais mortelle : il n’y a pas assez de mains pour dessiner tout ce qui est produit. Face à ce scénario de « pénurie chronique de talents », Bandai Namco Filmworks a décidé de prendre le taureau par les cornes. L'entreprise a dévoilé une nouvelle stratégie de ressources humaines qui sera mise en œuvre entre 2025 et 2027, dont le principal pilier est d'arrêter de chercher des aiguilles dans une botte de foin et de commencer à les fabriquer : elle formera ses propres créateurs à partir de zéro.
Des écoles, des bourses et un avenir sûr
Le projet est ambitieux. Grâce à des initiatives telles que la Sunrise Animation School et la Sunrise Art School, la société recrutera des créateurs en herbe et leur fournira des bourses et un soutien pour leurs dépenses quotidiennes pendant leurs études. Mieux encore, une fois diplômés, ils auront l’opportunité de poursuivre une carrière directe au sein de Bandai Namco Filmworks. De plus, pour les employés actuels qui souhaitent changer d’orientation, des cours seront proposés à l’École de scénario et à l’École de production, favorisant ainsi les talents internes en scénarisation et en production.

Nouvelles technologies IP et CG
La stratégie ne s'arrête pas à l'animation traditionnelle. La société créera également des équipes internes de CG et de tournage pour accumuler un savoir-faire technologique. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont lancé un projet de « proposition IP originale » en collaboration avec Warner Brothers, où tout employé, quelle que soit son expérience, peut soumettre des idées. Alors que le marché de l’anime dépassera les 19,3 milliards de dollars en 2023, Bandai Namco affirme qu’il assume « une grande part de responsabilité » pour maintenir à flot la qualité de l’anime japonais.
Pensez-vous que ce modèle d’internat est la solution définitive pour améliorer les conditions de travail dans l’anime ?
