Si vous pensiez que votre vie amoureuse était triste, attendez de voir les chiffres du Japon car vous allez vouloir mettre un « F » dans le chat. La romance au pays du Soleil Levant est littéralement en danger d’extinction. Une nouvelle enquête vient de larguer une bombe nucléaire : un nombre absurde de Japonais célibataires n'ont pas de partenaire et, le pire, c'est qu'ils n'en cherchent même pas. Il semble que le monde de la 3D soit en train de perdre la bataille contre la commodité, le manque d’argent et, bien sûr, le waifus numérique.
La « mort » de la romance et le facteur argent
Les données de l'Institut de recherche Meiji Yasuda sont froides comme le cœur de votre ex. Selon leur dernière étude publiée en février, 76,3 % des célibataires n'ont personne sur leur radar romantique. Et ce n’est pas seulement de la malchance, c’est une décision consciente avec des raisons très différentes selon la personne à qui vous la demandez. Les femmes déclarent catégoriquement qu'elles « ne ressentent pas le besoin » de se marier, démontrant que l'indépendance économique les a rendues plus sélectives (basées !). D'un autre côté, les hommes admettent que le problème est l'argent : sortir avec des rendez-vous coûte cher et ils préfèrent dépenser leurs yens pour eux-mêmes plutôt que pour inviter des dîners qui ne mènent à rien dans cette économie inflationniste.
Mais c'est là que les choses deviennent intéressantes pour le gang des otaku. Au lieu de chercher l'amour dans le monde réel, la « génération Z » japonaise consacre son cœur (et son portefeuille) à l'Oshi-katsu (sous-culture fandom japonaise centrée sur le soutien passionné d'une idole, d'un personnage ou d'une figure préférée). Plus de la moitié des jeunes entre 18 et 28 ans admettent qu'ils préfèrent dépenser leur argent pour soutenir leurs vtubers, idoles ou personnages d'anime préférés. Et s’ils ont besoin de conseils amoureux ou de se défouler, ils n’appellent plus un ami : une personne sur trois préfère parler à une Intelligence Artificielle. Fondamentalement, la solitude se guérit grâce aux interactions parasociales et aux chatbots qui ne font pas de drames et ne vous demandent pas de faire la vaisselle.

À propos du phénomène Oshi-katsu
Pour ceux qui ne sont pas au courant, le Oshi-katsu Il ne s'agit pas seulement d'être un fan ; C'est un style de vie dédié au soutien de votre « Oshi » (votre favori absolu). Qu'il s'agisse d'acheter marchandiseassister à des événements ou faire un don à fluxcette activité offre une satisfaction émotionnelle sûre et sans risque de rejet. Dans un Japon où les relations humaines s'apparentent de plus en plus à une charge de travail, l'amour de la 2D ou du virtuel devient le refuge idéal.
Pensez-vous que l’avenir des relations est numérique ou que le Japon a-t-il un besoin urgent d’un Cupidon ?
