Il semble que l’intrigue de ces animes dystopiques sur un pays à court d’habitants soit sur le point de devenir un documentaire. La crise démographique au Japon vient d'atteindre un point critique assez alarmant. Selon les dernières données d’une enquête massive menée par Rohto Pharmaceutical, nous sommes confrontés à un chiffre record qui donne des sueurs froides au gouvernement japonais. Il s’avère que 64,7 % des jeunes femmes célibataires, entre 18 et 29 ans, ferment définitivement la porte à l’idée d’avoir des enfants. Pour la première fois dans l’histoire de cette étude annuelle, les femmes ont surpassé les hommes dans leur rejet total de l’idée de fonder une famille.
Le mur des 25 et le cauchemar du travail
Pour comprendre cet effondrement, il faut analyser ce que les chercheurs ont appelé le « mur des 25 ans ». La dynamique est brutalement honnête. Avant cet âge, l’idée de la maternité semble encore une possibilité lointaine et gérable. Mais une fois qu’ils franchissent cette barrière et affrontent directement la culture du travail japonaise étouffante, le fantasme se brise. Le stress lié à l’argent et la peur de ruiner votre évolution professionnelle sont les principaux responsables de ce frein. Au total, 62,6 % de tous les jeunes célibataires de cette tranche d’âge préfèrent donner la priorité à leur survie financière plutôt qu’à faire entrer quelqu’un d’autre dans un système aussi absorbant et coûteux.

Désinformation et avenir démographique sombre
Même le petit pourcentage de ceux qui envisagent d’avoir des enfants retardent leurs projets autant que possible. L'âge moyen pour chercher le premier bébé a déjà atteint 31,3 ans. Le plus frustrant dans toute cette situation est la gigantesque déconnexion qui existe avec l’État. Plus de 60 % de ces jeunes ignorent même qu’il existe des programmes gouvernementaux de soutien aux tests de fertilité et aux problèmes familiaux. Alors que les politiciens japonais et les grandes entreprises paniquent en essayant d'élaborer des stratégies pour sauver le taux de natalité, la nouvelle génération a déjà fait savoir très clairement qu'elle n'est pas prête à sacrifier sa vie dans une économie qui ne lui offre pas une véritable stabilité.
