Si vous avez déjà vu un reportage sur l'animation japonaise à la télévision traditionnelle, vous savez parfaitement que les choses se terminent presque toujours par un quiproquo assez cocasse. Cette fois, une émission de divertissement bien connue au Mexique a décidé de diffuser un segment dédié aux célébrités hollywoodiennes qui aiment l'anime, mettant en avant le fanatisme de l'actrice Megan Fox pour le genre des filles magiques. Le problème était que, pour illustrer la note avec des images à l'appui, l'équipe de montage a décidé d'utiliser des scènes directes de Mahou Shoujo ni Akogarete (J'adore les filles magiques), déclenchant une vague de rire dans toute la communauté latino-américaine.

Un contraste trop innocent

L'ironie de la situation a atteint des niveaux spectaculaires grâce à la narration du reportage. Tandis que la voix off expliquait sur un ton extrêmement doux et pédagogique que ce genre concerne des jeunes filles au cœur pur qui utilisent la magie pour accomplir des missions importantes, l'écran montrait les personnages hauts en couleur de la série. Les téléspectateurs ont pu voir des séquences de transformation pleines de cœurs roses, des monstres géants pleins d'yeux attaquant la ville et les protagonistes s'enlaçant au milieu du chaos. Pour le grand public, cela semblait être un dessin animé inoffensif du week-end, mais tout fan d'anime sait parfaitement que cette œuvre se caractérise par être une immense parodie pleine de situations compromettantes, de comédie de grivoiserie et de dynamiques de domination qui sont loin de convenir à toute la famille.

Un oubli ou un éditeur secret ?

Un fragment de l'émission, initialement diffusé le 27 mai, n'a pas mis quelques heures à inonder les réseaux sociaux. Heureusement, les scènes sélectionnées ne montraient rien d'explicite qui pourrait causer des ennuis à la chaîne de télévision, mais le contexte était suffisant pour que les fans commencent à débattre de la façon dont ce matériel a fini par se retrouver à la télévision nationale. Certains utilisateurs ont suggéré en riant que l'éditeur avait simplement recherché le mot « magic girls » sur Internet et téléchargé la première vidéo colorée qu'il avait trouvée sans vérifier de quoi parlait l'histoire. D'autres, en revanche, préfèrent croire à la théorie selon laquelle un fan infiltré travaillant à la chaîne de télévision aurait sélectionné ces clips de manière totalement intentionnelle pour faire une farce géante au public.

Ce drôle d’accident nous montre que l’anime est de plus en plus présent dans les médias traditionnels, même si les chaînes de télévision ont encore beaucoup à apprendre sur les genres qu’elles tentent d’expliquer. Considérant l'énorme fossé qui existe entre la description pure du narrateur et la véritable intrigue de cette série, pensez-vous que l'éditeur a commis une erreur innocente en recherchant des vidéos sur Internet, ou êtes-vous convaincu qu'il savait exactement ce qu'il mettait sur l'écran national ?