Nous utilisons tous le cloud avec la certitude aveugle que nos fichiers sont en sécurité sous sept clés, mais la réalité vient de frapper très durement un illustrateur japonais. Dans un rebondissement qui semble tout droit sorti d'un cauchemar dystopique, un mangaka a avoué publiquement comment Google avait banni un dessinateur japonais de façon permanente et sans droit de réponse. Son grand crime ? Ayant sauvegardé une ancienne illustration de son propre manga non censuré dans un dossier Google Drive totalement privé. Le système de modération automatisé a détecté l’image et a exécuté une interdiction sévère qui vous a exclu de toute votre vie numérique en quelques secondes.
Une condamnation à mort numérique
Pour cet artiste, perdre son compte signifiait non seulement dire adieu à quelques gigaoctets dans le cloud, mais aussi perdre son principal outil de travail quotidien. Une interdiction de cette ampleur bloque votre accès à Gmail, votre historique YouTube, les applications achetées sur Android et essentiellement tout service tiers lié à cette messagerie. Bien que l'auteur ait tenté de demander un corner et ait fait appel de la décision en expliquant qu'il s'agissait de fichiers privés qu'il n'avait jamais partagés avec qui que ce soit, les robots de l'entreprise ont immédiatement rejeté la demande. Son avertissement à la communauté était très clair : si vous avez des fichiers à risque ou du matériel sensible enregistrés sur votre disque, vous pourriez être la prochaine victime de cette intelligence artificielle implacable.
Le cloud n'est pas votre ami
La nouvelle a déclenché une énorme paranoïa dans les forums d’illustration, où de nombreux utilisateurs ont pris conscience de l’énorme danger de dépendre d’un seul écosystème d’entreprise. Les vétérans ont souligné une vérité inconfortable que nous ignorons souvent : le cloud est simplement l'ordinateur de quelqu'un d'autre. Si votre matériel dépasse les limites de leurs strictes réglementations morales, votre compte ne tient qu’à un fil à tout moment. Le consensus général au sein de la communauté est que si vous avez besoin de sauvegarder des œuvres d'art non censurées sur Internet, il est préférable de les compresser avec un mot de passe ou de revenir aux disques durs physiques infaillibles pour éviter de perdre des années de travail à cause d'un algorithme de modération.
Cet incident révèle l’immense pouvoir qu’ont les grandes plateformes technologiques sur notre vie privée et nos outils de travail quotidiens. Sachant que les robots d'évaluation analysent absolument tout ce que nous mettons en ligne sur Internet, pensez-vous qu'il est exagéré de fermer l'intégralité du compte d'un artiste pour un fichier privé, ou pensez-vous que les créateurs de contenu devraient déjà savoir que la véritable confidentialité n'existe pas dans les services gratuits ?
