Artistes indépendants et créateurs de contenus illustrés viennent de gagner une bataille cruciale sur internet. Après des semaines d'incertitude et de plaintes massives, Kickstarter a décidé de revenir sur ses nouvelles politiques controversées qui menaçaient d'interdire un grand nombre de projets aux thèmes matures ou suggestifs. Dans une déclaration officielle, la plateforme de financement a reconnu que ses récentes tentatives de resserrement des règles n'ont fait que générer de la confusion et une réelle peur au sein de la communauté créative. Elle reviendra donc immédiatement à ses réglementations précédentes, qui interdisent uniquement le matériel explicitement illégal ou la pornographie.

Le vrai coupable derrière le problème

La plateforme a été assez transparente en expliquant comment ils sont arrivés à ce point critique. Il s’avère que les restrictions ne sont pas nées d’un désir soudain de censurer l’art, mais plutôt de l’immense pression exercée par leur processeur de paiement, Stripe. Les institutions financières internationales ont des réglementations très strictes sur le type de contenu qu'elles autorisent à monétiser, et Stripe a commencé à suspendre les campagnes des créateurs même après que Kickstarter les ait déjà approuvées. Pour éviter que les artistes ne soient pris entre deux feux, la plateforme a tenté d'adapter ses règles aux exigences de la banque, une décision que les dirigeants reconnaissent aujourd'hui comme une grave erreur qui trahissait l'esprit rebelle et indépendant avec lequel le site a été fondé.

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Une victoire douce-amère

Même si les responsables de Kickstarter se sont excusés et ont réaffirmé leur engagement en faveur de la liberté de création, le danger n’a pas complètement disparu. La société a averti que malgré le retour à ses règles plus flexibles, Stripe continuerait à fonctionner selon ses propres conditions d'entreprise et aurait toujours le pouvoir de geler l'argent des projets qu'elle juge inappropriés. Les utilisateurs des forums et des réseaux sociaux ont reçu la nouvelle avec un soulagement évident, mais aussi avec beaucoup d'épuisement mental. Plusieurs illustrateurs ont exprimé leur frustration de voir comment des entités financières externes ont le pouvoir absolu de décider quel type d'art peut bénéficier d'un soutien financier sur le réseau.

Cette situation révèle l’énorme dépendance des plateformes créatives aux systèmes bancaires traditionnels. Sachant que les processeurs de paiement peuvent bloquer le financement de projets tout à fait légaux simplement parce qu'ils ne correspondent pas à leur image publique, pensez-vous que les artistes de contenu pour adultes devraient rechercher différentes alternatives financières, ou les plateformes comme Kickstarter sont-elles obligées de rechercher des banques avec des politiques moins restrictives pour protéger leurs utilisateurs ?