La figure de la « reine des arnaques amoureuses » est à nouveau une tendance, mais cette fois depuis le confinement. Une lettre manuscrite envoyée depuis la prison par la femme connue sous le nom de Riri-chan, de son vrai nom Watanabe Mai, a fait grand bruit sur les réseaux sociaux après avoir été publiée sur la plateforme X fin décembre 2025.
Mélancolie derrière les barreaux
La lettre, datée du 23 décembre 2025 et intitulée « Repentir », offre une rare fenêtre sur la vie du condamné de 27 ans. Sur un ton poétique et mélancolique, Watanabe décrit son quotidien de travaux manuels, comme la fabrication de sacs en papier, et avoue une profonde confusion quant à son identité. Dans le texte, il mentionne qu'il lui reste encore 7 ans et 3 mois pour purger la totalité de sa peine, réfléchissant à la façon dont la prison à vie semble effacer sa personnalité individuelle.
Le prix de l'arnaque
Le contexte derrière ces mots est sévère. En janvier 2025, la Cour suprême confirme sa peine de 8 ans et 6 mois de prison, assortie d'une amende exorbitante de 800 millions de yens. Watanabe a été arrêté en août 2023 pour avoir fraudé plusieurs hommes de plus de 150 millions de yens via des applications de rencontres, une pratique connue sous le nom de papa-katsu. Son cas a été aggravé par la vente de manuels détaillés dans lesquels il enseignait des techniques de manipulation psychologique pour reproduire ses crimes.

Réactions partagées
La publication a polarisé la communauté numérique au Japon. Si certains internautes interprètent ses propos comme une véritable démonstration de vulnérabilité et d'introspection face à la dureté du système pénal, d'autres critiquent le manque de mentions explicites de ses victimes. Pour ses détracteurs, des expressions comme son désir « d’être oublié » résonnent comme des échos des mêmes tactiques manipulatrices qui l’ont conduite en prison.
Pensez-vous que sa lettre est un acte de véritable repentir ou une stratégie de dernier recours ?
