Si vous pensiez que les fans de shonen étaient intenses, c'est parce que vous n'avez pas embêté les puristes du yuri. La communauté peut être très protectrice envers ses histoires préférées, et le créateur du manga Kamiina Botan vient de le découvrir à ses dépens. Ce qui a commencé comme un après-midi tranquille à naviguer sur Internet s'est terminé par un plaisir monumental simplement parce que l'auteur a pensé donner de l'amour à des illustrations qui enfreignaient les règles sacrées du genre.

La police du net frappe encore
Le désastre a commencé lorsque les utilisateurs ont remarqué l'étrange activité de l'artiste sur Pixiv. Il s’avère que le mangaka consommait et interagissait avec des fanarts adultes créés par ses propres adeptes. Le problème ? Ce contenu explicite ne rentre pas dans la catégorie Girls Love. Voir l'auteur apprécier du matériel qui ne traitait pas de la romance entre filles classique ou qui n'explorait pas les relations saphiques a rendu fous plusieurs lecteurs. Ils ont commencé à l'accuser de trahir l'essence du travail et de diluer l'identité de la franchise avec ses goûts personnels en dehors du bureau.
Un coup de réalité et beaucoup de liberté
Face à une telle crise de colère, l’auteur a dû sortir et éteindre le feu, mais il l’a fait de la manière la plus terre-à-terre possible. Dans un message super direct, il a confirmé que l'histoire originale a toujours été et continuera d'être classée dans la catégorie GL. En gros, il leur a dit que son travail est une chose et ses goûts sur Internet en sont une autre. Cette controverse a ouvert un débat géant au sein de la communauté otaku sur la liberté de création et le droit à la vie privée. Beaucoup soutiennent qu’un artiste peut consommer ce qu’il veut sans toucher au canon de son œuvre principale, tandis que les plus offensés continuent d’exiger que les créateurs restent strictement fidèles à la niche qui les nourrit.
Voir comment les gens perdent la tête à cause goûts qu'un artiste donne sur son compte personnel, pensez-vous que les fans dépassent les limites en exigeant une pureté absolue de la part des créateurs, ou est-il compréhensible qu'ils s'énervent en les voyant consommer du contenu qui contredit leur propre série ?
