La concurrence sur le marché du divertissement continue de pousser les grandes entreprises à prendre des mesures décisives pour sécuriser leur catalogue. Ce lundi, il a été confirmé que U-NEXT Holdings, la société mère du service de streaming le plus important et le plus performant du Japon, a pris la ferme décision d'acquérir l'intégralité du studio d'animation GoHands, la société de production à l'origine d'œuvres visuellement distinctives telles que K, Secoueurs à main et Lys momentané. Le transfert d'actions deviendra effectif le 1er juin prochain, faisant de la maison de divertissement basée à Osaka une filiale absolue du géant de la technologie.

En quête d’indépendance créative

La décision d'acheter un studio ne se prend pas du jour au lendemain et la direction a clairement expliqué ses intentions commerciales. Cette décision stratégique leur permettra d'intégrer leur vaste réseau de distribution directement à la capacité de production visuelle de l'artiste. L’objectif à court terme est de créer un écosystème interne où ils pourront réduire les coûts opérationnels, améliorer l’efficacité du flux de travail grâce aux nouvelles technologies numériques et, surtout, commencer à développer des projets d’animation basés sur leurs propres licences intellectuelles sans dépendre de comités de production externes.

Un nouveau départ après des conflits juridiques

Pour l'équipe GoHands, cette acquisition représente une stabilité inestimable. Fondé en 2008, le studio s'est révélé doté d'une identité créative très particulière, même si sa réputation a subi un coup dur après l'annulation du projet. Tokyo Babylone 2021 en raison d'accusations de plagiat dans les conceptions, qui ont conduit à un long procès contre la société King Records pour paiements en attente. Désormais, grâce au solide soutien financier d'une grande entreprise dirigée par le président Yasuhide Uno, l'équipe d'animateurs pourra à nouveau se concentrer sur son travail avec l'assurance que ses prochains projets bénéficieront d'une fenêtre de distribution pleinement garantie.

Cette nouvelle reflète une tendance de plus en plus courante dans l’industrie contemporaine, où les grandes plateformes numériques cherchent à sécuriser leurs propres lignes de création afin de ne pas manquer de contenus exclusifs. Sachant que les sociétés de divertissement investissent des millions de dollars pour contrôler la production, pensez-vous qu'il est positif pour l'industrie que les services de streaming achètent directement aux studios d'animation, ou pensez-vous que cette pratique pourrait limiter la liberté créative des réalisateurs à l'avenir ?