Récemment, un utilisateur de Twitter @AsarathaHS a révélé que Les sociétés de production d'anime géantes Toho et Aniplex ont engagé une action en justice pour identifier les responsables des fuites d'épisodes d'anime avant leur sortie officielle. Selon les informations partagées, les deux sociétés ont déposé une demande pour obtenir une assignation au tribunal permettant à Twitter de fournir des informations sur 12 comptes liés à la diffusion non autorisée de contenus. Il s’agit d’un effort clair de la part des entreprises pour engager des poursuites judiciaires contre les contrevenants présumés.
Dans la documentation présentée par Toho et Aniplex, 12 comptes Twitter qui auraient partagé des images et du contenu d'épisodes d'anime avant leur première sont nommés. Les comptes répertoriés incluent :
- @WERLeaks / @msthshra / @IDuckyx / @Nakayasee / @knyesta / @Saara Adam21 / @Snowz7x / @seveninone71 / @jobisky / @SinzsSzn2 / @Racine25257968 / @mamutchiq2030
La procédure judiciaire : une assignation à comparaître pour obtenir des informations auprès des utilisateurs
Ces comptes ont été signalés comme possibles responsable de la publication d'images non autorisées d'épisodes avant la date de sortiece qui constitue une violation des droits d'auteur des sociétés de production. De plus, Toho et Aniplex ont identifié trois méthodes clés utilisées pour détecter ces fuites :
- Publication d'images non autorisées d'épisodes avant leur première.
- Utilisation d'informations intentionnellement incorrectes dans les crédits pour attraper ceux qui divulguent le contenu.
- Incorporation de filigranes dans les épisodes qui permettent de remonter à la source des fuites.
Étant donné que Toho et Aniplex sont des sociétés étrangères, leur capacité à assigner légalement Twitter à comparaître et à obtenir les données des utilisateurs contrevenants est limitée. Pour cette raison, ils ont demandé une assignation à comparaître qui leur permet d'accéder aux informations personnelles des comptes en question, pour ensuite engager une action en justice. Parmi les données qu’ils cherchent à obtenir figurent :
- Le noms des utilisateurs.
- Le adresses e-mail associés aux comptes, y compris ceux utilisés pour la récupération de mot de passe.
- Le numéros de téléphone liés aux comptes.
- Le modes de paiement inscrit.
- Le journaux d'accès au comptequi incluent les adresses IP et le type d’accès.
Les informations ont été obtenues grâce Accès public aux dossiers électroniques des tribunaux (PACER)un outil qui permet d'accéder aux archives judiciaires publiques. Cela montre clairement que l’affaire se trouve dans une phase sérieuse d’enquête.

Quelle est la prochaine étape pour les comptes faisant l’objet d’une enquête ?
Toho et Aniplex cherchent à collecter autant d'informations que possible sur ces comptes afin, une fois identifiés, d'engager des poursuites civiles contre les fuiteurs présumés. Sans ces données, les entreprises ne peuvent pas engager de poursuites judiciaires formelles contre les utilisateurs qui ont partagé du contenu sans autorisation.
Il est important de noter que l'enquête de Toho et Aniplex se concentre exclusivement sur les fuites d'épisodes d'anime, pas de mangas, et que les procédures judiciaires dans ces cas sont généralement lentes. En fait, nombreux sont ceux qui soulignent que ce processus pourrait déjà être en cours depuis un certain temps. De plus, une deuxième assignation à comparaître a été déposée par Shogakukan le 20 août, bien que les détails des comptes enquêtés dans cette affaire n'aient pas été publiés jusqu'à présent.
Certains utilisateurs ont noté que les comptes susmentionnés ne sont pas directement liés aux fuites actuelles, mais auraient pu être détectés par l'une des méthodes de détection utilisées par les entreprisescomme la publication d'images avec des filigranes. Même si les utilisateurs ne sont pas directement responsables des fuites, le partage d’images avec des filigranes intégrés aurait pu suffire à les mettre sous enquête.
Cette affaire met en lumière les efforts croissants des sociétés de production d’anime pour protéger leur propriété intellectuelle à l’ère numérique.où les fuites peuvent sérieusement nuire à la fois à l’impact commercial et au contrôle du récit des sorties.
