Un récent article publié par un média sud-coréen a suscité une vive polémique au Japon en affirmant que « l’anime japonais est en déclin ». Selon le texte, cette industrie, qui dominait autrefois le marché mondial de l'animation, est confrontée à un avenir incertain en raison de problèmes structurels tels que le manque d'innovation, l'exploitation du travail dans les studios d'animation et une dépendance excessive à l'égard des anciens titres.

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Les médias sud-coréens soulignent que l’industrie de l’anime a perdu sa capacité à attirer de nouvelles générations de fans. Dans son analyse, il souligne que :

  • L'âge moyen des salariés du secteur est de plus de 40 ans.ce qui reflète un manque de renouvellement générationnel.
  • Les productions actuelles s'appuient excessivement sur des remakes et des suites d'œuvres classiqueslimitant l’émergence de nouvelles histoires.
  • Les jeunes talents préfèrent travailler dans les jeux vidéo et autres médias numériques en raison des terribles conditions de travail dans le secteur de l'anime.

En outre, l’article soutient que l’innovation, qui était un moteur de succès au cours des dernières décennies, a été remplacée par des formules répétitives qui s’appuient sur la nostalgie plutôt que sur les risques créatifs. L’article est rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux japonais, suscitant une vague de commentaires indignés. De nombreux utilisateurs jugent les critiques infondées et soulignent le succès mondial des franchises actuelles telles que Kimetsu no Yaiba, Jujutsu Kaisen et Attack on Titan.

Parmi les réponses les plus notables dans les forums japonais figurent :

  • «Il est ironique que la Corée du Sud dise cela, alors que son industrie de l'animation est encore insignifiante par rapport à la nôtre.».
  • «L'anime continue de dominer le marché mondial ; Cela ressemble plus à une attaque par envie.».
  • «Nous ne nions pas qu’il y a des problèmes, mais prétendre que nous sommes en déclin est une exagération».
  • «Ce qu’ils disent est en partie vrai ; Les conditions de travail dans l'industrie sont terribles.».
  • «L'anime japonais continue de gagner en qualité ; La Corée du Sud n'est pas en mesure de critiquer».
  • «Même s’il est vrai que ces derniers temps, une grande partie de la production a été sous-traitée vers la Corée du Sud et la Chine.».
  • «En fin de compte, l’important est de savoir si vous pouvez ou non faire d’excellentes œuvres ; le pays n'a pas d'importance».
  • «Qu’arrivera-t-il à l’avenir de l’anime japonais ? Le marché international est probablement la clé».
  • «Il est vrai que ces derniers temps les animes dépendent trop des mangas originaux et manquent d'innovation».
  • «Il semble qu’ils célèbrent le prétendu déclin de l’anime japonais».

Bien que l'article sud-coréen ait provoqué un choc culturel entre les deux pays, il a également relancé un débat important au sein de l'industrie de l'anime sur la manière de revitaliser la créativité et d'améliorer les conditions de travail des animateurs. Même si le Japon reste le leader incontesté du marché de l’animation, ce type de critique pourrait servir de sonnette d’alarme pour garantir que l’anime reste pertinent dans un paysage médiatique mondial en constante évolution.