La « bulle sans profit » de l’anime pourrait être sur le point d’éclater. La Commission japonaise du commerce équitable (JFTC) a lancé cette semaine une bombe sur l'industrie avec un rapport dévastateur qui identifie des pratiques commerciales systémiques qui pourraient violer la loi antitrust et la loi sur la sous-traitance.
Le rapport, basé sur des recherches approfondies menées tout au long de l’année 2025, révèle que 45,3 % des grands studios ne reçoivent un contrat écrit qu’après le début de la production. Pire encore, dans certains cas, le contrat arrive alors que les travaux sont déjà terminés. Cette pratique laisse les studios sans protection juridique et les oblige à accepter des conditions abusives pour être payés.
Des pertes massives malgré le succès
Bien que 86,8 % des studios aient signalé une augmentation de leur budget au cours de la dernière décennie, 60 % fonctionnent à perte s'ils ne dépendent que de ces frais. Les raisons sont claires : exigences de qualité « cinématographique » pour les séries télévisées, horaires étendus sans rémunération supplémentaire et inflation.
En outre, 83 % des studios doivent payer des frais de « retouche » (correction de scènes ou changement de style), mais près d'un quart (22,7 %) ne reçoivent pas un seul yen pour ce travail supplémentaire, ce que la JFTC a qualifié de potentiellement illégal sous le nom d'« abus de position de négociation supérieure ».

Vol de droits d'auteur
Un autre point critique est la propriété intellectuelle. 84,9% des studios sont obligés de céder tous les droits d'auteur au comité de production. Même si le paiement de ces droits est qualifié de « inclusif », la plupart des studios fonctionnant à perte, ils cèdent en pratique leurs biens pour rien.
Pensez-vous que l'intervention du gouvernement japonais va sauver les animateurs ou rendre les choses plus compliquées ?
