Pouvez-vous imaginer vous retrouver derrière les barreaux juste pour avoir fait un dessin osé ? Eh bien, en Corée du Sud, ce n’est pas une blague. C'est une réalité terrifiante. Il s’avère que des centaines d’artistes coréens ont trouvé une issue plutôt désespérée pour pouvoir travailler avec du contenu pour adultes sans finir en prison. Sa stratégie est brutale mais efficace. Ils se font passer pour des Japonais sur Internet. Ils effacent toute trace de leur langue maternelle afin que les autorités ne puissent jamais les retrouver.

La chasse aux illustrateurs et la peur de la loi

Examinons à quoi ressemble le terrain juridique là-bas. Les lois strictes de ce pays asiatique punissent sévèrement la vente et la création de matériel R-18. Il n'y a pas si longtemps, la police a arrêté un caricaturiste en pleine manifestation pour avoir vendu un doujinshi des archives bleues. C'est dire à quel point l'atmosphère est lourde. Vous pouvez être condamné jusqu'à trois ans de prison pour avoir dessiné certains thèmes interdits. Évidemment, personne ne veut risquer sa liberté en publiant ses œuvres sur les réseaux sociaux. Le risque est trop grand.

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Tout ce sujet a explosé lorsqu'un utilisateur japonais a innocemment demandé pourquoi il n'y avait presque aucun illustrateur coréen créant du contenu épicé. Les réponses ont révélé un monde clandestin. Pour survivre sur des plateformes comme Pixiv, ces talents doivent créer des profils entièrement en japonais ou en anglais. Un seul tweet en coréen pourrait leur coûter leur carrière. C'est un camouflage numérique absolu. Les Japonais ont enfin compris pourquoi il existe tant de récits présentant des œuvres d’art incroyables qui ne prononcent jamais un mot dans une autre langue.

Un contraste brutal dans l’industrie numérique

Voir ce niveau de censure en Corée du Sud est très choquant par rapport à ses voisins. Le Japon est pratiquement la Mecque de la liberté pour l’industrie du manga et de l’art explicite. Les artistes y monétisent leurs passions sans que la police ne leur vienne à bout. Devoir renoncer à sa propre culture et à sa nationalité juste pour pouvoir s’exprimer librement sur la toile numérique est une situation très triste. Une pure tactique de survie que personne ne devrait avoir à utiliser.

Pensez-vous qu’ils assoupliront un jour ces lois ou que l’illustration numérique pour adultes continuera d’être un crime poursuivi dans ce pays ?