La franchise deKengan Achoura» a récemment été sous le feu des projecteurs, non seulement pour son succès au Japon, mais aussi pour un malheureux incident impliquant sa traduction anglaise pour le marché occidental. L'artiste officiel du manga, Daromeon, a révélé des détails choquants sur le processus de localisation et les défis auxquels il a été confronté.

Selon Daromeon, la tâche initiale de traduction et de localisation en anglais a été confiée à la société Comikey. Cependant, lors de l'examen des travaux effectués, il a été constaté que la qualité ne répondait pas aux normes attendues. Bien que techniquement correcte, la traduction manquait de naturel et de fluidité à la lecture.

Quelle était la cause de ce déséquilibre ? Il s'avère que Comikey a choisi d'utiliser l'intelligence artificielle (IA) développée par la société Mantra pour réaliser le processus de traduction. Cette décision, bien qu'innovante, a abouti à une traduction qui n'a pas réussi à capturer l'essence et le style du manga original.

L’incident révèle un dilemme émergent dans l’industrie du manga : la tendance croissante à utiliser l’IA pour la traduction de masse. Si cette technologie promet efficacité et rapidité, elle suscite également des inquiétudes quant à la qualité et à la fidélité à l’œuvre originale. Le cas « Kengan Ashura » rappelle les risques liés au recours exclusif à l’IA dans le processus de traduction.

De plus, l’épisode souligne le rôle crucial d’une traduction de qualité dans le succès international d’une franchise. De mauvaises traductions peuvent nuire à l'expérience du lecteur et affecter négativement la réception de l'œuvre dans d'autres pays. C'est pourquoi la décision de « Kengan Ashura » de rejeter la traduction de Comikey et de se tourner vers des traducteurs qui travaillaient sur des versions Internet piratées démontre un engagement envers l'excellence et le respect des fans internationaux.

Le fragment de l'entretien :

  • «En parlant de ça, je n'ai jamais entendu dire que vous et Yabako-sensei étiez d'accord sur l'emplacement de Kengan. Qui avez-vous contacté en premier, l’équipe de traduction des fans, votre éditeur ou le service de streaming de mangas Comikey ? [la plataforma de streaming de manga en la que se encuentra actualmente su serie]?».
  • Daroméon : «J'ai fini par recommander l'équipe de fans à mon éditeur, car ce qu'ils m'ont montré au début était horrible. Je ne sais pas comment s'est passé le reste».
  • «Attend que? Qu'est-ce qui n'allait pas avec ce que l'éditeur vous a montré ?!».
  • Daroméon : «La première traduction que j'ai vue était plutôt bonne, comme si elle avait été réalisée dans le cadre d'un test d'anglais pour l'école, mais ce n'était pas naturel à lire. J'ai dû imprimer à la fois ce qu'ils m'avaient montré et la version piratée et les montrer à mon éditeur, côte à côte, pour expliquer à quel point la traduction des fans était beaucoup plus fluide que la traduction « officielle ».».

Au final, le revers de la traduction de « Kengan Ashura » soulève d’importantes questions sur l’équilibre entre innovation technologique et préservation de la qualité artistique et narrative dans le monde du manga. Alors que l’industrie s’oriente vers un avenir axé sur l’IA, il est essentiel de veiller à ce que les traductions capturent l’essence et l’intention du matériel source, préservant ainsi son impact et sa pertinence auprès de tous les publics.