Aellune, un service de mise en relation pour les otakus, a annoncé le 14 décembre que VISA suspendrait les paiements par carte de crédit sur son site Internet. Cette décision, qui ferait partie d'une série de restrictions imposées par les processeurs de paiement internationaux, a suscité une controverse tant au sein de la communauté otaku que sur des plateformes similaires au Japon. Cependant, dans une mise à jour du 16 décembre, Aellune a rapporté que Visa avait décidé d'autoriser à nouveau les transactions à la suite d'importantes réactions négatives du public.

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La suspension initiale et les critiques

D'après l'annonce originale d'Aellune, VISA a annoncé de manière inattendue qu'elle suspendrait le mode de paiement sur son site, à compter du 16 et du 31 décembre. Pour atténuer l'impact, la société a offert à ses utilisateurs la possibilité d'effectuer des virements bancaires nationaux sans frais supplémentaires.

L'homme politique japonais Taro Yamada, membre de la Chambre haute du Parlement, a critiqué le manque de transparence et le caractère arbitraire de la décision de Visa sur son compte Twitter officiel. Il a souligné que ces types de mesures nuisent aux entreprises juridiques et à leurs clients, et a plaidé en faveur d'une législation réglementant ce type de suspensions soudaines.

Depuis début 2024, les plateformes japonaises telles que Skeb, Niconico, DMM, DLSite, Fantia, Melonbooks et pictSPACE sont confrontées à des problèmes similaires en raison des restrictions de plus en plus strictes des processeurs de paiement internationaux. Dans une déclaration précédente, le PDG de VISA Japon, Cietan Kitney, a défendu ces décisions comme étant nécessaires pour «protéger la marque VISA», notamment sur les sites liés aux contenus pour adultes, même si c'est légal au Japon.

La nouvelle de la suspension a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux, où les utilisateurs ont exprimé leur frustration :

  • «Cela signifie-t-il qu’ils peuvent fermer des entreprises qu’ils n’aiment pas ?».
  • «On dirait qu’ils veulent juste tuer la sous-culture japonaise, cela n’a aucun sens.».
  • «Quel est le problème avec un service de rencontres ? Pensent-ils vraiment que cela nuit à leur image de marque ?».
  • «Il est temps de créer des lois pour empêcher ce type d’abus.».
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Le 16 décembre à 14h28, Aellune rapportait que VISA était revenue sur sa décision, autorisant à nouveau l'utilisation des cartes sur le site. La nouvelle a été accueillie avec soulagement, mais aussi avec scepticisme :

  • «Il semble qu’ils aient reculé uniquement à cause de la pression du public.».
  • «Des actes de visa improvisés ; cela n'inspire pas confiance».
  • «Bien qu'Aellune ait résolu son problème, d'autres plateformes comme DMM et Melonbooks n'ont toujours pas de solution.».
  • «Cela montre que faire du bruit sur les réseaux sociaux, ça marche».

Bien que la situation ait été résolue pour Aellune, les restrictions de paiement restent un problème pour de nombreuses autres plateformes au Japon (notamment celles de contenu pour adultes). Des personnalités communautaires et politiques comme Yamada insistent sur la nécessité de réglementations claires pour empêcher les entreprises internationales d’imposer des restrictions arbitraires aux activités légales dans le pays.